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Séance du 3 mars 2014: Les ressources pour l'histoire du Proche-Orient antique


Intervenants

* Francis Joannès, professeur d’histoire ancienne à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, directeur de l’unité Archéologie et Sciences de l’Antiquité (ArScAn, UMR 7041) - Histoire et ARchéologie de l’Orient Cunéiforme (HAROC)
* Bertrand Lafont, directeur de recherche au CNRS – ArScAn HAROC

 

Résumé

La séance s’est organisée en deux temps :

  1. la présentation, par Francis Joannès, de l’état des sources disponibles et de l’historiographie de la recherche sur la documentation cunéiforme ;
  2. la présentation par Bertrand Lafont du projet CDLI, base de données internationale sur la documentation textuelle du Proche-Orient ancien.

 

1° Une brève histoire des collections de tablettes cunéiformes par Francis Joannès

Afin que l’auditoire comprenne la spécificité de la documentation de l’assyriologue, Francis Joannès présente tout d’abord « une brève histoire des collections de tablettes cunéiformes », ou comment ces tablettes ont été identifiées progressivement comme des ensembles de sources historiques puis rassemblées, triées et mises à disposition des chercheurs.

     ► présentation de Francis Joannès (NB : dans la suite, le terme "dia n°..." renvoie aux numéros des diapos de la présentation).

Les tablettes cunéiformes correspondent aux sources textuelles du Proche-Orient mésopotamien (l’Irak et une grande partie de la Syrie actuels). Ces tablettes sont des objets en argile sur lesquels on incise des signes en forme de clous (dia. n° 2) et que l’on fait ensuite sécher naturellement, ce qui les rend quasiment indestructibles… Enfin, tout dépend cependant des conditions de conservation : souvent, ce sont les plus anciennes tablettes qui sont le mieux conservées ou encore celles qui ont subi des destructions soudaines et violentes (incendies notamment) ce qui favorise parfois une meilleure conservation. Ces sources sont des documents contemporains de leurs utilisateurs ce qui est tout fait exceptionnel pour l’époque antique, fréquemment abordée par des sources secondaires. Il s’agit, en majorité, d’éléments de la pratique ; aussi Jean Bottéro en parle-t-il comme de « nos plus anciens papiers de famille ».

 

1. Le cunéiforme avant le déchiffrement

  • lieux et objets

La Mésopotamie antique couvre un large territoire, entre le Tigre et l’Euphrate, le fameux « pays de Sumer ». La Basse-Mésopotamie correspond à la région s’étendant du Golfe persique à Badgad, tandis que la Haute-Mésopotamie couvre le nord de l’Irak actuel (Mossoul) et une grande partie de la Syrie (dia. n° 4-5). C’est dans cette région fertile que se développe au cours du IIIe millénaire une civilisation basée sur l’écriture - sans doute le plus ancien système d’écriture, plus ou moins concomitant avec l’apparition des hiéroglyphes égyptiens, et qui dure jusqu’au début de l’ère chrétienne (la tablette la plus récente est datée de 75 ap. J.-C.). Si la majorité des tablettes a été trouvée en Mésopotamie, les relations commerciales et politiques expliquent qu’on en ait trouvées dans un périmètre bien plus large, du Levant à l’Anatolie en passant par la capitale égyptienne éphémère d’Amarna/Akhetaton.

Au cours des Ier-début du IIe siècles ap. J.-C., les tablettes disparaissent et ces documents sont progressivement oubliés. Les rares survivances fascinent alors les savants plus par leur matérialité et leur décoration que pour leur aspect historique : l’écriture est perdue et les tablettes ne sont pas vraiment reliées à un contexte historique éventuel. C’est le cas par exemple du « caillou Michaux » ramené du Proche-Orient par un botaniste du XVIIIe s. puis donné au Cabinet des médailles, qui présente, outre des lignes cunéiformes, des divinités symboles « exotiques » pour des occidentaux et qui correspond en fait à une donation (dia. n°6-7).

À l’époque moderne, la « redécouverte de ruines », à commencer par celles du palais de Persépolis (Ve-IVe s. av. J.-C.), vient progressivement changer la situation (dia. n°8). Des européens comme Pietro Della Valle et Carsten Niebuhr (dia. n°9) viennent alors visiter les ruines et en recopier des éléments, sans en comprendre encore l’écriture (qui plus est trilingue dans le cas de Persépolis, dia. n°10). Les premiers déchiffrements ont lieu au début du XIXe s. pour le cunéiforme akkadien, à partir de briques vernissées, d’éléments de fondation… La situation est d’autant plus difficile que l’écriture cunéiforme est utilisée pour transcrire des langues extrêmement diverses : akkadien, hittite, hurrite, sumérien… (dia. n°10-12). Les fouilles gagnent alors d’autres régions comme le site assyrien de Khorsabad (détruit au VIIe s.), redécouvert par P.-É. Botta en 1843, et qui permet de découvrir la civilisation mésopotamienne (dia. n°13-15). Si les pratiques de fouilles sont encore empiriques (on fouille d’abord pour trouver des éléments mobiliers) (dia. n°16), elles se caractérisent aussi par un élargissement du type des sources (grandes inscriptions royales, objets, etc.) (dia. n°17) et sont marquées par les débuts de la photographie.

  • éditer le cunéiforme

1857 correspond à une date charnière, celle de la naissance de la discipline de l’assyriologie avec les premières éditions de textes qui favorisent par la suite les travaux de traduction et autres publications. L’assyriologue est cependant confronté à plusieurs difficultés. À commencer par l’identification de la valeur et de la forme des signes, alors que le système d'écriture a évolué au cours du temps des pictogrammes aux idéogrammes (pouvant désigner un mot ou une syllabe), d’une écriture cursive à l’écriture cunéiforme proprement dite (dia. n°19). Les premières éditions, qui utilisent des plombs spécifiques, se révèlent vite insatisfaisantes ; elles gomment notamment les évolutions de l’écriture elle-même (dia. n°20). D’où le développement d’autres techniques, comme la copie à la main (autographie) qui permet d’indiquer clairement la disposition du texte sur l’objet, voire même l’état de la tablette avec ses lacunes éventuelles (dia. n°21-22). Et cette technique continue à exister malgré le développement de la photographie (dia. n°23). Certes, du temps de l’argentique, une reproduction de tablette coûtait cher, puisque chaque tablette doit être prise sous toutes ses faces. Mais même le développement du numérique n’a pas résolu tous les problèmes de prises de vue : les tablettes sont en effet souvent bombées ; le texte est en creux ; etc. On recourt alors parfois au chlorure d’ammonium qui, vaporisé sur la tablette, permet d’augmenter les contrastes (dia. n°24) ; et, de nos jours, on peut également modéliser à partir d’une photo « classique », pour donner une sorte de 3D écrasé (dia. n°25).

 

2. La première collection : les tablettes de la « bibliothèque d’Aššurbanipal »

C’est dans la ville de Ninive, capitale du dernier grand roi assyrien Aššurbanipal, qu’est découverte la première collection de tablettes cunéiformes vers 1850 (dia. n°27). On l’associe très vite au modèle de « bibliothèque » comme on en connaissait d’autres pour l’Antiquité, lieu rassemblant volontairement toutes les connaissances de l’époque (littéraires, religieuses…) – et moyen pour les assyriologues de montrer que leur objet d’étude aussi est important. On connaît l’ensemble de ces tablettes sous le symbole K, pour Kuyundjik, lieu de leur découverte, dans le quartier des palais royaux et des temples. Les fouilles à Ebla (dia. n°28) donnent une idée du puzzle auquel ont été confrontés les archéologues avec la destruction de nombreuses tablettes et étagères. D’autres fouilles cependant semblent donner raison aux représentations du XIXe s. qui imaginaient les tablettes dans des casiers en argile (dia. n°29). Parmi les tablettes remarquables, on trouve des fragments de l’épopée de Gilgamesh et des narrations très précoces de la scène du Déluge (dia. n°30-33). Cette découverte marque également le point de départ de la volonté de grands musées de se créer de grandes collections de tablettes cunéiformes.

 

3. Les ressources officielles : la constitution des grandes collections muséales

  • le Louvre

C’est le Louvre qui crée la première collection assyrienne au monde, et ce, dès 1847. On y trouve alors des découvertes de Botta à Khorsabad, notamment des objets. Des éléments viennent compléter cette première collection comme des statuettes de Gudea (sculpture et cylindre) et le code d’Hammu-rabi (en fait, déplacé de son lieu de création comme un trophée) (dia. n°36-38). De leur côté, les tablettes proviennent essentiellement d’achats sur le marché des antiques à la fin du XIXe s. ;

  • le British Museum

Néanmoins, malgré cette antériorité du Louvre, c’est le British Museum qui abrite actuellement la plus grande collection de tablettes, des dizaines de milliers, notamment irakiennes, issues d’achats très réguliers entre 1850 et 1900. De nos jours, elles sont conservées dans l’Arched Room (dia. n°41). A l’heure actuelle, parmi toutes les institutions de conservation, le British Museum propose la politique la plus libérale de consultation de ses collections ; la publication est assez facile, même si la reproduction photographique appartient au musée ;

  • Le Pergamon Museum

Le Pergamon Museum de Berlin est plus axé sur les tablettes de Babylone et d’Ashur (dia. n°43). Néanmoins, les péripéties politiques (le musée se trouvait dans Berlin Est) ont longtemps rendu l’accès aux collections difficile et c’est seulement depuis la réunification allemande que les projets de publication se développent ;

  • la Sterling Library (Yale)

Face à ces initiatives, il faut attendre les années 1930 pour que, de l’autre côté de l’Atlantique, l’université de Yale et sa Sterling Library commencent à s’intéresser à ces questions (dia. n°45), alors que les études sur le passé se développent dans une perspective plus large d’étude de l’histoire de l’humanité dans son ensemble (ce qu’illustre bien l’un des portails de Yale, dia n°44). Les Américains arrivent un peu tard sur le marché de l’antique, ce qui ne les empêche pas de faire de nombreux achats, souvent en lien avec l’antiquité biblique – nombre de ces assyriologues sont des hommes d’Église (dia. n°46-47). Le révérend Clay, notamment, profite des réseaux personnels d’un marchand arménien sur place pour acquérir de nombreuses tablettes ; les plus belles sont vendues à Yale et les autres, les cassées ou incomplètes, sont vendues aux autres institutions. De telles pratiques sont une catastrophe pour le chercheur car les collections sont ainsi essaimées tout autour du monde – A. T. Clay lui-même n’hésitant pas, quand il trouvait ses colletions trop déséquilibrées, à revendre certaines de ses acquisitions à d’autres institutions, musées et établissements d’enseignement américain, multipliant ainsi les collections et favorisant la dispersion d’ensembles pourtant trouvés complets lors des fouilles.

 

4. Les points névralgiques

  • lots d’archives éclatés

L’exemple américain montre combien la diversité des lieux de conservation amène à un véritable jeu de pistes, nécessitant certes de multiplier les recherches dans les catalogues, mais laissant dans l’ombre nombre d’archives familiales (dia. n°49). Peu de collectionneurs réalisent des initiatives comme celle du danois Schøyen qui donne l’accès à l’ensemble de ses fonds sur internet (dia n°50).

  • le poids des événements contemporains

Les guerres successives au Proche-Orient ont des conséquences directes sur les collections muséales, comme le montre l’exemple du musée de Badgad, dont certains objets ont été volés (dia n°51-54).

  • fouilles clandestines et collections privées

La photo du site actuel d’Umma (dia n°55), enfin, montre clairement l’impact des fouilles clandestines et du pillage des sites archéologiques : au petit centre effectivement fouillé par les archéologues, révélant les structures de la ville antique, répond une multitude de trous anarchiques dans le périmètre immédiat. Rares sont les cas cependant où l’on peut retrouver des objets volés (dia n°56).

 

5. Les ressources

  • éditions de catalogues

Les catalogues se multiplient depuis le XIXe s. selon deux grands axes :

1° les catalogues de tablettes (dia n°58) ;
2° les tables de concordances, permettant de garder la trace des fragments rassemblés (dia n°59).

  • catalogues sur internet

Néanmoins, avec l’apparition d’internet, les initiatives de ce genre se déportent surtout sur des publications numériques, comme par exemple le site Achemenet, portail sur l’empire achéménide, à l’initiative de la chaire « Histoire et civilisation du monde achéménide et de l’empire d’Alexandre » du Collège de France, qui propose des textes, des publications en ligne ou encore des bibliographies, des cartes et des annuaires, et qui envisage une édition raisonnée de ces sources, avec translittération et traduction (dia n°60-61. NB : le site a changé d’interface depuis et les grandes catégories ont été légèrement modifiées par rapport aux captures d’écran).

On estime à l’heure actuelle qu’environ un quart des tablettes cunéiformes ont été éditées.

 

 

2° Le projet CDLI (Cuneiform Digital Library Initiative) par Bertrand Lafont

Bertrand Lafont prend ensuite la parole. Il revient brièvement sur la particularité des tablettes cunéiformes qui composent le plus important ensemble de textes de l’Antiquité (+ 500 000 textes avec beaucoup de textes administratifs). Dès lors se pose la question, pour le chercheur, des moyens de les trouver et de les gérer.

Les 15 dernières années ont été marquées par un changement important des méthodes, lié en grande partie à l’apparition d’internet. Dès 2000, en effet, l’idée est lancée de créer un conservatoire numérique virtuel de l’ensemble de la documentation cunéiforme, quel que soit son lieu de production, qui aboutit au CDLI (Cuneiform Digital Library Initiative, http://cdli.ucla.edu/ ; moteur de recherche), le projet le plus ambitieux dans le domaine.

     ► présentation de Bertrand Lafont (NB : dans la suite, le terme "dia n°..." renvoie aux numéros des diapos de la présentation).

Reprenant les principes d’un outil de recherche participatif, cette bibliothèque numérique vise à documenter, cataloguer et présenter l’ensemble des tablettes cunéiformes dans un triple but culturel (conservation du patrimoine), académique (fourniture d’outils de recherche) et éducatif (dia n°6-8). Créé à l’initiative de l’université de Californie (Los Angeles) et du Max Planck Institute for the History of Science (Berlin) (dia n°5), le CDLI rassemble maintenant de nombreuses institutions de par le monde – le Louvre, tout récemment.

Pour répondre aux trois grands axes de travail du CDLI (cataloguer, numériser, translittérer), chacun des 270 000 textes actuellement disponibles dispose (exemple P103956) :

  • d’une notice de catalogue : chaque notice dispose d’un P number, numéro univoque sur le modèle P000000. La finesse des champs de la base de données, sous FileMaker Pro (informations sur l’objet matériel, sa publication, sa collection ou encore son contenu) (dia n°12), permet d'effectuer des recherches croisées extrêmement fines. Par exemple sur le genre du document (texte administratif, correspondance, inscription royale…) ou le lieu de provenance (i.e. lieu de la découverte, même dans le cas de lettres ; par ex. : Mari) ;
  • d’images numérisées : Francis Joannès a souligné précédemment les difficultés de prises de vue des tablettes cunéiformes avec leur relief et leur nombre de vues. Bertrand Lafont rapporte alors que les (bons) scanners de bureau, à la lumière rasante, peuvent parfois proposer des images plus exploitables que les simples photographies. Les images obtenues sont alors traitées avec Photoshop (dia n°15-17) ;
  • de translittération : afin d’harmoniser les pratiques de tous les contributeurs et les différentes bases concernées, il a fallu fixer des normes et des conventions pour la translittération. Le choix a été fait du jeu de caractères ASCII, certes très sommaire (127 caractères), mais qui permet de répondre à tous les problèmes (dia n°18-19).
  • Dans l’idéal, ces trois axes pourraient être complétés par des traductions et des indexations. Dans l’immédiat, il faut donc connaître les différentes langues pour pouvoir interroger le CDLI, et l’on ne dispose pas d’ontologies ou thésauri pour chercher des mots-clés.

Si le travail est encore en cours, on peut considérer que la partie sur les documents les plus anciens (IIIe millénaire) est quasiment achevée. En revanche, les documents du Ier millénaire sont moins catalogués pour l’instant (dia n°13-14). Un tel outil sert également à rassembler virtuellement des morceaux dispersés jusque-là (dia n°23-24).

À terme, il conviendrait de développer des liens avec les autres bases de données existantes, comme Achemenet ou le catalogue des lettres d’El Amarna ; il manque à l’heure actuelle d’une coordination entre ces différents projets. Outil de catalogue de l’existant, le CDLI s’est aussi donné pour mission de prendre en compte les résultats de fouilles récentes, mais cela reste compliqué, du fait des questions liées aux images notamment, et il convient alors de passer par des conventions avec les équipes de fouilles.

Une ultime question se pose, celle de la viabilité d’un tel projet. De fait, le travail des chercheurs nécessite des déplacements sur place pour traiter chacun des documents. Pour l’instant, les financements sont majoritairement américains, souvent des fondations comme la Mellon Foundation ou l’UCLA ; mais il n’y a pas vraiment de financement international. A la question d'un participant sur le passage éventuel à un abonnement payant, Bertrand Lafont répond qu'une telle hypothèse serait en contradiction totale avec les présupposés mêmes des initiateurs du projet.

Si le CDLI permet de réfléchir à une histoire du Proche-Orient à partir des sources, il permet également de réfléchir à de nouveaux outils disponibles sur le CDLIwiki, en collaboration avec l’université d’Oxford, notamment :

  • une chronologie qui doit rendre compte de l’histoire de la Mésopotamie, avec la possibilité d’accéder aux sources ; le but est également de proposer une véritable chronologie de la documentation. La chronologie proposée est la chronologie moyenne ;
  • des cartes géographiques (dia n°27-28).

Néanmoins, ces nouveaux outils, s’ils sont utiles aux chercheurs, ne doivent nullement limiter la réflexion sur les documents eux-mêmes. Ils ne changent nullement le fond du métier d’historien : savoir se poser des questions pertinentes.

 

Ressources complémentaires

Lieux de recherche : Parmi les unités de recherche françaises s'intéressant à ces questions, on notera l'unité Archéologie et Philologie d’Orient et d’Occident - (AOROC, UMR 8546) (ENS), l’unité Archéologie et Sciences de l’Antiquité (ArScAn, UMR 7041) - Histoire et ARchéologie de l’Orient Cunéiforme (HAROC) (Maison Archéologie et ethnologie, René-Ginouvès), l'unité Proche-Orient – Caucase : langues, archéologie, cultures (UMR 7192) (Collège de France) ainsi que le laboratoire Archéorient - Environnements et sociétés de l'Orient ancien (UMR 5133) (Maison de l'Orient et de la Méditerranée).

Etablissements documentaires de référence : Créé en 2008, le CADIST Antiquité a été attribué conjointement à la bibliothèque interuniversitaire Sorbonne et l’École française d’Athènes (EfA), plus orientée sur l’archéologie. Il travaille en partenariat avec un certain nombre d’autres établissements : bibliothèque de l’ENS Ulm ; bibliothèque de l’INHA (CADIST d’Art et archéologie) ; bibliothèque Gernet-Glotz (UMR 8210 ANHIMA). Ce qui relève de l’Égypte, de l’Orient et des autres aires géographiques extra-européennes dépend plutôt de la Maison Archéologie et ethnologie, René-Ginouvès, voire la BULAC et la médiathèque du Quai Branly. Enfin, au sein du Collège de France, citons la bibliothèque d'Assyriologie (Institut du Proche-Orient ancien - IPOA).

Pour quelques autres ressources numériques, on regardera en priorité le portail de la Bibliothèque interuniversitaire Sorbonne, rubrique Antiquité. On pourra également regarder avec profit la bibliothèque des sciences de l’Antiquité (Lille 3).

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